Témoignage
La section de la Politique de l'Information et du Processus (PIB – Proces- en Informatie Beleid) est intégrée au Département des Affaires administratives (DBZ – Departement Bestuurszaken) du Gouvernement flamand (VO – Vlaamse Overheid). Le DBZ soutient le ministre par la préparation, la direction, le suivi, le contrôle et l'évaluation de la politique. Les thèmes concrets qui entrent en ligne de compte dans le département sont très variés. Il s'agit entre autres du développement de l'organisation et du personnel, des technologies de l'information et de la communication, de l'e-gouvernement, de la gestion de régularisation, de missions gouvernementales, de l'aménagement architectural et du territoire, de la prestation de services techniques et de la gestion des biens immobiliers. Pour créer un large support aux diverses décisions, le département n'offre pas seulement un soutien aux entités du domaine politique des Affaires administratives, mais également à tout le Gouvernement flamand. L'un des objectifs de la section PIB est la collecte de toutes sortes de données liées au Gouvernement flamand à partir de diverses sources de données, cela peut être des données personnelles, des données d'organisation, des données réglementaires... Ces données sont ajoutées, nettoyées, combinées et conservées dans un entrepôt de données (DWH - datawarehouse)... et transformées en rapports opérationnels et divers instruments politiques pour le Gouvernement flamand. Cette machine de rapport est élaborée principalement à partir de composants de la suite IBM/Cognos. Là où des systèmes d'enregistrement font défaut pour la collecte des données nécessaires au sein du Département des Affaires administratives, la section construit elle-même des applications web ou personnalise et paramètre les applications open source existantes. Ces applications sont la plupart du temps en Php et MySQL. La nature de ces applications est très diverse. Il s'agit d'applications pour mesurer les charges administratives de la réglementation, le suivi des objectifs du service du DBZ, le suivi financier des demandes d'emploi... À côté de cela, la section offre aussi des solutions là où il subsiste des besoins d'applications qui soutiennent les processus d'entreprises. Pour cela, le Documentum BPM doit être mis en place. Bien que l'accent de la Politique de l'Information et du Processus ne se concentre pas principalement sur l'élaboration de toutes sortes d'outils et d'applications, la section qui compte une trentaine de personnes dispose d'une petite équipe d'une dizaine d'analystes, de créateurs et de développeurs qui travaillent activement pour répondre aux besoins précités. Du fait que la section PIB a été formée récemment -il y a environ trois ans- et que ces dernières années elle a connu un afflux important de personnel tant expérimenté qu'inexpérimenté, garantir la qualité de ces applications s'avère un défi. C'est pourquoi, ces dernières années, l'attention nécessaire a été portée à la création d'un processus de développement et d'analyse unifié, au doublement des environnements de développement, de test, d'acceptation et de production et à un système de gestion de version et un système de suivi des bugs ont été mis en service. Des normes et des modèles pour la réalisation d'analyses, dans lesquels l'attention nécessaire est accordée à la description des cas d'utilisation (ou fonctionnalités), ont été imposés. L'étape suivante en matière d'augmentation de la qualité du processus d'analyse et de développement portait de manière logique sur l'amélioration des procédures de test. Les tests ne pouvaient restés limités plus longtemps aux tests menés par les développeurs eux-mêmes et au test général d'acceptation par les utilisateurs en fin de circuit. Le sérieux de tels tests était trop tributaire de la pression et du profil des développeurs et des utilisateurs futurs. Pour nous accompagner dans l'augmentation de la qualité des tests, la section PIB a suivi deux pistes. D'une part, un coordinateur de test a été formé au sein du service, celui-ci jouera à terme un rôle crucial dans l'implémentation et le suivi des procédures de test, des modèles... Ensuite, depuis janvier 2010, il est fait appel, trois jours par semaine, à un consultant de test expérimenté de Passwerk.
Chris Logghe, à la tête de la cellule des systèmes d'information, témoigne:
« Après avoir lu et entendu parler des expériences d'autres entreprises, j'ai très vite été convaincu qu'un consultant de test de Passwerk pourrait apporter une valeur ajoutée à notre équipe. Ma plus grosse inquiétude se situait plutôt au niveau humain : dans quelle mesure un consultant présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) pouvait s'adapter dans un environnement de travail ouvert et une équipe très hétérogène où le silence absolu ne peut pas toujours être garanti. Cette préoccupation s'est en partie effacée lors de la visite de l'accompagnateur attitré de Johan, le consultant de test qui devait entrer en fonction chez nous. Après un audit de l'environnement de travail, nous avons reçu quelques conseils nous recommandant notamment de prévoir au sein du service un emplacement fixe et un nombre limité de points d'information pour Johan. Quelques semaines avant son premier jour de travail au sein de notre section, le service au grand complet a bénéficié d'une présentation exposant les avantages et les points d'attention liés à une collaboration avec des personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme. Il faut dire que le service s'est montré très positif quant à l'initiative d'accueillir un consultant de test au sein de la section. Quelle est, environ neuf mois plus tard, ma position vis-à-vis de cette collaboration ? Très vite, il est apparu que Johan a dépassé mes attentes également sur le plan professionnel. Un gros avantage de la collaboration est entre autres le fait que notre équipe est influencée par la méthode ferme qu'applique Johan : faire un exposé sur le projet, passer en revue l'analyse et regarder si les cas d'utilisation sont suffisamment documentés pour en déduire des cas de tests, faire un usage conséquent du système de suivi des bugs en suivant et en testant les fautes... Il est vrai que, depuis l'arrivée de Johan, nettement plus de bugs ont été détectés dans les applications de l'utilisateur avant leur livraison. Cela se traduit clairement par une baisse du volume de travail en ce qui concerne la maintenance corrective après la mise en service de nos applications. La flexibilité de Johan est également un grand atout. Ces derniers mois, il a aussi bien testé des applications d'intelligence économique que des systèmes d'enregistrement comme les systèmes de Business Proces Management. Il a rédigé des modes d'emploi techniques pour quelques applications, il a collaboré à la description technique d'un algorithme assez compliqué de téléchargement et de conversion, il a contrôlé de longues listes de données très détaillées et a fait l'audit d'une application sur les critères du label de qualité Anysurfer... Nous avons encore certainement du chemin à parcourir afin d'améliorer la qualité de nos tests. La mise en place d'un consultant de test de Passwerk, pour exécuter effectivement les tests, me convient très bien, dans la mesure où les budgets le permettent. En un mot, Johan est devenu pour nous un membre à part entière de l'équipe, qui a très clairement prouvé sa valeur au niveau
interpersonnel comme professionnel. »
Petra Cuppens, coordinatrice de test en formation, partage son expérience:
« Mon implication dans les essais effectués au sein de la section a été limitée jusqu'à récemment, jusqu'au test effectif des applications comme développeur. C'est grâce à l'engagement de Johan qu'il s'est clairement fait sentir que nous avions bel et bien besoin d'un coordinateur de test au sein du service. J'endosse ce rôle très volontiers. C'est finalement quand même un rôle important, la section veut produire des applications sur mesure et à la satisfaction de toutes les parties prenantes. Johan a en tout cas prouvé que des tests conséquents et bien menés, selon des scénarios de test précis déduits d'une analyse, portent leurs fruits. Sans aucun doute, je vais encore beaucoup apprendre de Johan dans ma nouvelle fonction.»
Marijke Verhavert, chef de service, ajoute encore ceci:
« En ce qui concerne le suivi technique, je laisse volontiers Chris faire son chemin avec Johan. Je remarque qu'il y a beaucoup de respect mutuel de chaque côté. Mais avant tout, je remarque que la qualité des produits de travail livrés a augmenté, et que l'attention pour le cycle de test s'est améliorée. Les tests sont simplement beaucoup plus efficaces, ce qui satisfait aussi nos clients. Avant qu'il ne lui soit demandé de prendre part aux tests d'acceptation, Johan s'était déjà mis à la tâche. Les livraisons que nous proposons maintenant au moyen des tests d'application ont donc aussi une très bonne qualité. Tout l'environnement de rapport devait aussi être traité par la mise à jour de Vlimpers. Divers services du gouvernement flamand ont collaboré aux tests. Johan s'était déjà attaqué le premier aux rapports et avait comparé les anciennes et les nouvelles données entre elles. Il a livré un très bon travail. Les autres équipes de développement au sein de notre domaine politique ont été tenues au courant de « notre Johan » et nous ont demandé pour pouvoir le mettre au travail aussi chez eux. Nous l'avons volontiers autorisé, pour de courts essais. Nous sommes convaincus qu'ils vont bientôt vouloir engager eux aussi leur propre travailleur de Passwerk. »