Jobcoaching pendant la crise du coronavirus

Comme beaucoup d’entre nous, je suis restée bouche bée en écoutant le journal télévisé début mars. C’étaient les premières nouvelles sur ce qui allait devenir la pandémie mondiale du coronavirus. Nous étions témoins des premières mesures, légères, d’un confinement « light » et nous étions encouragés à travailler depuis la maison. Moment propice pour réfléchir à l’impact de cette situation sur mon travail de jobcoach.


Prise de court


A partir du moment où le coronavirus a commencé à être un sujet important, j’ai demandé à mes consultants quelles étaient leurs inquiétudes et comment ils filtraient le grand flux d’informations autour du coronavirus. Ce qui primait était de les rassurer, de les informer et de leur expliquer les mesures à suivre. N’étant pas consciente de ce qui allait suivre, je me suis tout de même sentie un peu prise de court quelques jours plus tard. Le virus nous envahissait plus fort et plus vite que prévu. Il devenait évident que des mesures légères ne seraient pas suffisantes pour combattre le virus.


Unir les forces


Selon le virologue Marc Van Ranst et son équipe, il fallait sortir l’artillerie lourde. Les cafés, restaurants, magasins et écoles ont fermé leurs portes pour une période indéterminée. Les déplacements non-essentiels devenaient interdits. Pour les consultants et les jobcoachs, cela signifiait : travailler à domicile. Le virus n’a pas de pitié et n’attend pas. En quelques jours à peine, nous avons dû, les consultants et nous-mêmes, nous préparer à travailler tout à fait autrement. Tout un défi!

Mais comme nous le voyons dans la population, il y a beaucoup de solidarité entre les jobcoachs. Nous avons uni nos forces et nos connaissances. Ce qui peut être pris au pied de la lettre : laptops, écrans, desktops.. ont dû être déménagés en vitesse vers leurs nouvelles destinations (chez les consultants). Et je peux vous dire que cela a représenté beaucoup de kilomètres ! Entre temps, nous nous sommes mis d’accord avec le client (le SPOC) sur la nouvelle façon de communiquer avec le consultant. Nous avons fait connaissance avec toute une série de moyens de communication en ligne : Teams, Zoom, Skype, Slack,.. des outils dont j’avais à peine entendu parler avant sont devenus mon quotidien. Ainsi les visites en entreprise initialement prévues toutes les 2 semaines avec mes consultants ont été remplacées par des visites virtuelles toutes les semaines, voire tous les jours pour certains.


Passer du bureau à la maison repousse les limites du coaching


Cela fait longtemps qu’on sait que nos consultants sont des as en testing mais la crise a tout de même provoqué quelques problèmes difficiles à résoudre. Mon coaching s’est déplacé du bureau à la maison. Certains consultants n’avaient aucune expérience en télétravail. Pour d’autres il n’était pas facile de trouver un endroit calme et confortable pour travailler. Soudainement le bruit des voitures dans la rue pouvait devenir une source de stress. Un consultant pour qui le port d’un casque anti-bruit n’était pas nécessaire au bureau, en trouvait maintenant l’utilité à la maison. La journée de travail changeait de structure : fini les déplacements domicile-lieu de travail, plus de pauses fixes, les réunions prenaient une autre forme,.. Nous avons cherché ensemble une nouvelle routine efficace. Pour certains, un petit coup de fil quotidien était nécessaire.


Et la suite?


La distance sociale préconisée, c’est très bien mais les contacts sociaux nous manquent de plus en plus, à mes consultants et moi. Heureusement que Whatsapp permet de s’entendre et de se voir un peu. Certains cultivent un sentiment de culpabilité de ne pas pouvoir se concentrer à 100% lorsqu’ils travaillent depuis la maison.

Il manque un facteur de motivation, notamment un environnement de travail collectif. Le confinement à la maison peut aussi entraîner un état d’esprit négatif. Apprendre à être indulgent avec soi-même est un sujet qui est aussi abordé lors de nos conversations. Il faut de la créativité pour trouver des astuces afin de gérer au mieux ce sentiment d’enfermement.

En raison de problèmes pratiques, certains consultants n’ont pas la possibilité de travailler à domicile. Ils ont donc dû trouver une autre façon de remplir leurs journées. Pour eux aussi nous avons cherché à établir une nouvelle structure journalière, souvent grâce à un cours ou une formation en ligne qui a du sens pour eux. Le fait de garder un certain rythme va certainement faciliter le retour au lieu de travail habituel.

Distanciation sociale? Proximité digitale!

La distanciation sociale est une nouvelle réalité qui va encore rester la norme pendant un moment. Mais contrairement à ce que ce terme implique, cela signifie pour moi un plus grand rapprochement et plus de conversations profondes avec mes consultants. Grâce aux nombreux contacts digitaux, autant le jobcoach que le consultant a une meilleure compréhension de la vie de l’autre. Cela renforce le lien entre nous et rend le coaching plus intense et profond. Ou comment un horrible virus peut tout de même avoir des effets positifs.


Katrien (jobcoach)

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